Pistache, graine à bienfaits

Superaliment

Elle est une des stars de l’apéro, mais elle a plus d’un tour dans sa coque. La pistache est certes associée à son caractère convivial, mais le fruit sec a d’autres vertus. Il est riche en protéines : une portion de 100 grammes en comprend environ 25 grammes. Des recherches menées par l’Université de l’Illinois (rapport paru en mars 2020) confirment ce constat, en considérant les pistaches grillées cultivées sur le territoire américain. Depuis, ces dernières ont officiellement rejoint les rangs des sources de protéines végétales complètes, comme le quinoa, les pois chiches ou les graines de soja. Le terme complet ici relevé implique qu’elles contiennent les 9 acides aminés dits essentiels.

La docteure Arianna Carughi, conseillère scientifique auprès de l’organisation American Pistachio Growers, précise : « 20 acides aminés sont incorporés dans les protéines, mais les neuf indispensables ne sont pas fabriqués par le corps humain et doivent donc être apportés par l’alimentation ». Nigel Mitchell, diplômé en sciences et en diététique, auteur de The Plant Based Cyclist et nutritionniste sportif en Angleterre renchérit : « Nous savions depuis longtemps que les fruits à coque contenaient des protéines, mais nous savons maintenant que les pistaches grillées possèdent les neuf acides aminés en quantités suffisantes pour constituer une source de protéines complètes » notant « une grande nouvelle, tout particulièrement pour les adultes actifs et les sportifs » relevant la facilité de transport de la petite oléagineuse ainsi que son aspect prêt à consommer, aucune préparation ou cuisson étant nécessaire.

S’affirmant en substitut aux protéines carnées, la pistache est également source de potassium, utile à l’activité musculaire, de fibres et de vitamine B6 – profitables pour la digestion. Plus inattendu, ses phytonutriments (lutéine et zéaxanthine) aident à protéger les yeux des lumières bleue et ultraviolette.

La pistache en voyage

Derrière la surnommée petite amande verte, une histoire millénaire. Les premiers pistachiers ont été plantés quelque part dans la Perse antique et les suivants sur les territoires environnants du Moyen-Orient. En 1723, le Dictionnaire universel de commerce, précise qu’« on fait de la pistache d’excellentes dragées ». Elle a traversé la Méditerranée quelques décennies plus tôt et si sa culture s’installe en Italie et dans le Sud de la France, celle en provenance d’Asie Mineure reste la préférée.

Au 20ᵉ, elle connaît un nouvel élan de l’autre côté de l’Atlantique et l’homme de la situation est alors un dénommé William E. Whitehouse. En 1929, le botaniste américain rapporte d’un séjour en Perse des pistaches de variétés différentes, qu’il fait planter dans la région californienne de Central Valley : le sol y est fertile, le climat sec et chaud, l’hiver modérément froid.

C’est une noix qu’il a ramassée aléatoirement dans les vergers de la famille Agah, sur le plateau central iranien, qui offrira l’essai le plus concluant une décennie plus tard ; 7 à 10 ans étant nécessaire pour faire pousser un verger. La première variété américaine est nommée Kerman, mais il faudra bien du temps pour obtenir un fruit robuste et pérenne. Dans les années 60, la Californie, puis par la suite l’Arizona et le Nouveau-Mexique, se parent de pistachiers, qui se pollinisent entre eux par la force du vent (un arbre mâle pollinise jusqu’à 30 arbres femelles).

La première récolte commerciale de pistaches, datant de 1976, s’élève à 680 tonnes, avec un rendement multiplié par 275 trente ans plus tard. Aujourd’hui, les territoires précédemment cités concentrent la production “made in USA” avec 850 cultivateurs dont la plupart sont rassemblés sous la bannière American Pistachio Growers, une organisation professionnelle à but non lucratif ; et les plantations se transmettent de générations en générations.

Cet article a été rédigé en collaboration avec americanpistachios.fr

Le signe astro du mois – Gémeaux

Les natifs des Gémeaux ont une prédilection pour la communication, les contacts.
« Comment va telle ou telle personne ? Étais-tu au courant de ceci ? Savais-tu cela ? » Sociables et enjoués, ils s’intéressent au monde qui les entoure.
Les Gémeaux savent se mettre à la place de l’autre. Pour cette raison, ils tissent rapidement des liens, parfois dès la première rencontre.
Les Gémeaux envisagent tout ce qui se présente à eux sous deux aspects différents et cherchent à distinguer le “vrai” du “faux”. C’est la raison pour laquelle ils s’abstiennent d’émettre des jugements hâtifs et préfèrent s’en tenir aux faits. Donc, quelquefois, ils peuvent sembler un peu distants ou superficiels.
De temps à autre, la flexibilité avec laquelle ils envisagent les rapports humains donne aux Gémeaux l’impression de se perdre eux-mêmes, ou de ne plus savoir qui ils sont réellement. Ils doivent donc veiller à préserver ce qui constitue le cœur de leur être.

Saison : le printemps
Couleur : jaune
Parties du corps (points sensibles) : les bras, les mains, le cerveau
Élément (ego/identité) : Air (contact, et tous les aspects de l’esprit)
Planète (archétype/personnage) : Mercure, “Le Messager”
Archétype : Le Conteur, Le Professeur, Le Journaliste, L’Être aux Multiples Facettes, Le Plaisantin
Maison (besoins/impulsions) : La Maison III – La Communication
Mantra : JE PENSE
Principal atout : la flexibilité
Piège : les caprices
Affirmation : Je me fie à la sagesse de l’Univers.
Pierres et cristaux : citrine (créativité et expression de soi), agate (ancrage) et jade (ouverture du cœur, aide à concrétiser ses idées)

Gémeaux célèbres : Angelina Jolie (4 juin 1975), Natalie Portman (9 juin 1981), Chris Evans (13 juin 1981)

Mots-clés : sociable, observateur, communicatif, curieux, émerveillement, intelligent, expressif, charmant, influençable, critique

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Texte Nicole Van Borkulo

Prenez soin de vous… Cultivez l’égoïsme sacré…

Question 1 : Ce que je fais a-t-il du sens ?
C’est naturellement la toute première question à se poser : que suis-je exactement en train de faire ? Regardez-vous dans un miroir imaginaire, ou à travers les yeux des autres. En réalité, le simple fait de vous poser la question traduit déjà la mise en route d’un processus spirituel : vous essayez d’agir consciemment. Mais faites toutefois attention à ne pas tomber dans le piège inverse, celui du “critique intérieur”, cette petite voix qui critique par définition tout ce que vous faites. Vous êtes chez une amie qui a organisé une petite fête, il est déjà tard et vous devez vous lever tôt le lendemain. Du coup, vous partez sans lui proposer de l’aider à ranger. Votre petite voix vous dira très certainement, sur un ton réprobateur : « Quel égoïsme que de la laisser ranger toute seule ! » Et quand bien même vous auriez proposé votre aide, votre petite voix aurait à nouveau trouvé le moyen de vous le reprocher : « Tu dois toujours jouer au bon Samaritain, et maintenant il est trop tard, imbécile. » Cette conscience intérieure ne manque jamais l’occasion de vous faire rougir de honte et de vous culpabiliser, en vous condamnant. Tout l’art consiste donc à adoucir votre regard et à vous défaire de tout jugement. Comment ? En prenant de la hauteur et en considérant la situation dans son ensemble, en tenant compte de tous ses aspects. Par exemple : il est tard, je suis la dernière, je veux rentrer chez moi. La maison est jonchée de verres vides, d’assiettes sales… Puis-je me permettre de rester encore un peu, le temps d’aider mon amie à ranger ? Non, je suis vraiment fatiguée. Et j’ai encore de la route pour rentrer chez moi, le temps que j’arrive, mon amie aura fini de tout nettoyer. Si je pars maintenant, nous finirons toutes les deux à la même heure dans notre lit. Conclusion : « Ma chérie, c’était vraiment super, je t’aurais bien proposé mon aide, mais je suis exténuée et j’ai encore de la route. Ça ne t’ennuie pas ? »

Question 2 : De quelle partie de moi provient cette impulsion ?
Introspection 2.0 : savoir ce que l’on veut, certes, mais aussi pourquoi. Vous pelez une poire en vue de la partager avec votre partenaire et vous vous dites que vous en prendriez volontiers le plus gros morceau. D’où vient cette pensée ? Avez-vous généralement tendance à en faire trop pour votre partenaire, ou du moins plus que vous ne le voudriez réellement, et faut-il y voir une sorte de compensation ? Peut-être est-ce le signe, subtil, que vous devriez faire davantage attention à vous. Avez-vous en permanence peur de manquer de quelque chose, car, enfant, vous étiez souvent laissé sur le carreau ? Essayez de trouver une manière de lâcher prise et de moins vous victimiser.
Nous avons tous plusieurs “moi” en nous et certains d’entre eux sont moins glorieux que d’autres. En d’autres termes, chaque facette positive de votre personnalité possède très certainement un revers moins reluisant. Si vous êtes perfectionniste, vous avez sûrement en vous une part de nonchalance. Si vous aimez aider votre prochain, il est plus que certain qu’un profiteur sommeille au fond de vous. Plus vous essayez d’être bon et altruiste, plus votre part d’ombre s’efface. Un égoïsme sain signifie également embrasser et accepter cette dernière. Vous ne pourrez apprendre à maîtriser que ce que vous accepterez. Tant que vous ignorerez et refoulerez vos impulsions les moins nobles, plus vous risquez de les voir un jour ou l’autre filtrer à travers les interstices.

Question 3 : Qu’en penserais-je si mon meilleur ami le faisait ?
Une excellente méthode pour savoir si vous n’êtes pas trop dur envers vous-même consiste à imaginer qu’un proche fasse une chose similaire et vous demande conseil. Imaginons qu’une amie ait gagné un stage de yoga dans un lieu enchanteur et vous invite à l’accompagner. Vous vous demandez si vous pouvez faire cela à votre famille. Les enfants ne sont jamais restés aussi longtemps chez leurs grands-parents, votre mari a beaucoup trop de travail pour être capable de tout assumer pendant une semaine. Imaginez qu’une amie vous pose cette même question, qu’elle vous demande si elle devrait accepter l’invitation. Il y a fort à parier que vous lui répondiez avec enthousiasme : « Mais bien sûr ! Ça te fera le plus grand bien ! Tu reviendras reposée et rechargée et tout le monde en profitera. » Pourriez-vous vous tenir ce même discours à vous-même ?
Vous pourriez naturellement aussi dire à votre amie, en considérant la situation dans son ensemble : « Hum ! Je ne sais pas. Réfléchis bien. Ton petit dernier va encore à la crèche, il a besoin de repères et ton aîné passe son brevet de natation cette semaine-là. Ton mari a une montagne de travail qui lui demande beaucoup de temps… Peut-être n’est-ce pas le meilleur moment pour t’évader. » Soyez vous-même votre meilleure amie, qui n’hésite pas à vous dire la vérité en face, mais qui vous aime le plus sincèrement du monde et souhaite que vous soyez heureuse.

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Conversations avec l’au-delà… Chacun de nous serait un medium

La dernière fois que Lauretta a parlé à son grand-père, c’était au téléphone et elle s’était énervée, lui raccrochant le combiné au nez. « Il est décédé peu après cette discussion », confie Lauretta. Elle est donc allée consulter la médium Marisa pour le recontacter. Et, à sa plus grande surprise, il s’est manifesté… « J’avais vraiment l’impression que mon papy se tenait à côté de moi. Les informations transmises par Marisa à son sujet étaient claires et précises. Elle m’a raconté certaines choses que j’ignorais totalement de lui, et que ma mère m’a confirmées par la suite. À la fin de la séance, mon grand-père avait encore un message pour moi : “Sache que tu n’es pas seule, même si parfois la chaleur d’un bras sur ton épaule te manque.” Cela m’a profondément réconfortée. J’étais touchée au plus profond de mon âme. »
Ilona a consulté la médium Janneke. « Lorsque mon amie Yvonne est décédée, j’ai réalisé que je n’avais jamais vraiment pu la remercier pour tout ce qu’elle avait fait pour moi. Janneke m’a parlé de détails qu’elle ne pouvait pas connaître, mais qui collaient tout à fait à Yvonne. Elle m’a ainsi dit qu’Yvonne gardait, elle aussi, dans son cœur son amitié avec moi, et j’ai pu lui dire merci. J’ai parfois l’impression qu’elle est présente à mes côtés. Et ce fut encore plus fort lors de cette consultation : Janneke a décelé en moi un début de burn-out. Je lui ai parlé d’un drôle de rêve que j’avais fait, où j’étais enfermée dans un garage obscur, sans pouvoir en sortir. Janneke m’a expliqué que je me trouvais actuellement dans cette situation, que je devais demander de l’aide. Elle m’a encouragée à prendre ce rêve au sérieux. »
« Ce fut extraordinaire, raconte Usmar, venu chez Janneke pour contacter sa défunte épouse. Ma femme est morte d’un cancer et les derniers mois ont été particulièrement difficiles. Elle avait aussi très peur de la mort, sauf vers la fin. Je me suis occupé d’elle et elle a pu m’en remercier par l’entremise de Janneke. Mais je suis surtout heureux d’avoir appris qu’elle était partie sereine et sans crainte. »
Ce ne sont là que quelques-uns des nombreux témoignages enthousiastes de personnes qui ont rendu visite à un médium. Les médiums peuvent nous permettre d’entrer en contact avec des êtres chers disparus et d’exprimer des choses importantes qui n’avaient jamais pu être dites. Ils peuvent aussi nous aider à mieux comprendre certaines relations et nous conseiller sur notre travail et notre santé. Leur “secret” ? Ils sentent, voient ou entendent davantage que le commun des mortels. Mais tout cela est-il réellement vrai ? Peut-on réellement y croire ? Ou est-ce seulement le fruit de l’imagination ? Et, en admettant que ce soit vrai, y a-t-il des risques à consulter un médium ?

Que peut dire ou ne pas dire un médium ?
Jadis, les médiums étaient souvent des personnages énigmatiques autour desquels planait une atmosphère de crédulité et de tromperie. « Les générations passées de médiums devaient travailler dans des arrière-boutiques, mais cette époque est heureusement révolue, se réjouit Marisa. Ce n’est que depuis une demi-dizaine d’années que cette activité est acceptée. » Le métier de médium commence progressivement à se “normaliser”, et des instituts de formation se créent. Marisa enseigne la médiumnité au MediumCollege, qu’elle a elle-même fondé il y a trois ans aux Pays-Bas. Elle est également à l’origine de la Fondation Enigma, qui délivre des certificats aux médiums qui passent le test avec succès. Avec son collègue médium Jacky, elle a coécrit un livre intitulé Suis-je réellement un médium ? Médiumnité : du don au métier, non traduit en français, dans lequel elle aborde tous les aspects de la discipline. L’éthique joue pour eux un rôle de premier plan. Que peut dire ou ne pas dire un médium ? Selon Jacky, « si quelqu’un vous demande par exemple comment se porte son mariage, vous pouvez tout au plus éclairer la situation. Car si vous dites que la personne ferait mieux d’y mettre un terme, que c’est sans issue, vous la privez de ses propres leçons de vie. Si une femme vous demande si son mari la trompe, vous ne devez pas vous en mêler en tant que médium. Personnellement, je réponds : “Lui avez-vous posé la question ?” Les gens ne peuvent pas non plus demander des choses sur leurs enfants majeurs. S’ils ont plus de 18 ans, vous devez leur en demander l’autorisation. Il existe ainsi une multitude de normes et de règles que les médiums doivent respecter. »
Prédire l’avenir est un sujet sensible. En Angleterre, la loi l’interdit même. La plupart des médiums s’entendent pour dire qu’il est de toute façon insensé de faire une prédiction sur plus de sept ans. Car le futur n’est pas du tout figé. Passer tout son temps chez le médium n’est de toute façon pas non plus une bonne idée. Vous devenez dépendant de son autorité, alors que l’objectif est justement que vous vous renforciez personnellement. Une bonne consultation vous apporte normalement suffisamment de force pour pouvoir tenir plusieurs années.

Médiumnité, un don inné ou apprenable ?
Si cette discipline devient donc de plus en plus sérieuse, officielle et encadrée, il n’en reste pas moins que tout reste une affaire de sensations. Car c’est avec leur sensibilité, hyperdéveloppée, que travaillent les médiums. Une telle formation vise avant tout à affiner et à développer ce
“sixième sens”. Selon Janneke, la clé de tout médium consiste à sortir de sa tête pour atteindre les émotions. Mais un autre ingrédient essentiel est l’imagination. « Des exemples ? Comment ça, des exemples ? ajoute-t-elle spontanément. Cela signifie-t-il qu’un médium doit tout inventer ? Le fait est que, sans imagination, vous n’irez pas très loin. L’imagination consiste à créer des possibilités. Et, dans ce cas-ci, la possibilité doit être créée pour pouvoir passer à un autre monde. » Mais alors, comment savoir si une rencontre avec un défunt est bien réelle ? « En apportant des preuves, poursuit Janneke. De préférence les plus concrètes possibles. Sur le caractère du défunt, la façon dont il est décédé, ses loisirs, des souvenirs partagés. Vous faites ainsi clairement comprendre que la personne est vraiment là. »

Comment contacter l’au-delà ?
“Médiumnité mentale” est l’appellation officielle de cette recherche du contact avec les morts.
« D’innombrables êtres du monde spirituel ont besoin de contact avec leurs proches, avance José. Pour leur dire qu’ils sont bien arrivés, qu’ils nous aiment, qu’ils veillent sur nous, nous soutiennent et savent ce que nous traversons. »
Les médiums mentaux peuvent aussi parfois communiquer avec des guides de l’autre monde, des “maîtres” ou des anges. Comment cela fonctionne-t-il ? Pour cela, ils disent élever leur énergie à une fréquence supérieure et les guides baissent légèrement la leur, ainsi la connexion peut-elle s’établir. Les morts et guides ne peuvent communiquer qu’à l’aide des images et du vocabulaire dont dispose le médium. Ce dernier doit donc parvenir à traduire les images que lui transmet un mort ou un guide. Elles sont parfois très littérales, mais peuvent aussi être symboliques. Selon Marisa, notre monde manque de médiums. « En tant que tel, vous travaillez avec votre propre cadre de référence : ce que vous savez, ce que vous avez vous-même vu ou fait, votre humeur. Le défunt utilise tout cela pour se faire connaître. Mais si un défunt me transmet des formules chimiques, je ne serai pas en mesure de les identifier, car je ne suis pas experte en chimie. Donc, plus il y aura de médiums, plus il y aura d’âmes susceptibles d’être identifiées. »

Un médium peut-il aussi aider par rapport au moment présent ?
Il existe un autre type de médiumnité dite psychique, qui s’intéresse plutôt aux énergies présentes dans ce monde. Les médiums psychiques peuvent vous en apprendre beaucoup sur vous-même. « Les âmes que nous sommes arrivent sur Terre avec un plan bien précis, défend Janneke, et le “truc” consiste à suivre au mieux ce plan. Cela peut être extrêmement varié, comme apprendre à gérer les déceptions, par exemple. Vous pouvez aussi être sur Terre pour apprendre à continuer à aimer les gens, quoi qu’il arrive. Vous avez alors peut-être de nombreux problèmes relationnels et cherchez inconsciemment à en tirer les enseignements. » Lors des consultations, Janneke invite les personnes qui le souhaitent à piocher deux rubans dans un grand panier, en choisissant le premier les yeux ouverts et le second les yeux fermés. « La première couleur représente votre face terrestre, votre personnalité. La deuxième symbolise l’âme qui parle. Vous placez ensuite ces deux rubans côte à côte, et je commence à ressentir les choses. Êtes-vous sur la bonne voie ? Qu’est-ce qui vous retient ? Je perçois ce qui entrave sans cesse la voie de quelqu’un et ce que l’on attend de lui ou d’elle, à un niveau profond. Je remarque que souvent les gens sont profondément touchés par cela. Je reçois parfois des personnes dont la personnalité est fortement présente, mais dont l’âme est totalement refoulée. Elles me disent par exemple : “Je veux changer de travail, mais je ne sais pas quoi faire, pouvez-vous me le dire ?” Ce n’est pas le but. Je peux tout au plus leur donner une direction. »
Une “cold reading”, ou “lecture à froid”, désigne une séance lors de laquelle un soi-disant médium observe attentivement les réactions de son client à ses déclarations, généralement vagues. Un tel pseudo-médium ne mentionne par exemple aucun nom mais juste des initiales, et attend toujours les signaux que vous émettez consciemment ou non avant de poursuivre. Ce n’est pas de la médiumnité, mais du charlatanisme. Il existe certainement des personnes qui se prétendent médiums et qui ne possèdent en réalité qu’une bonne connaissance de la nature humaine. Les sceptiques sont convaincus que toute cette profession agit de la sorte. Mais un vrai médium, au contraire, se tourne vers l’intérieur et essaie d’interpréter au mieux les images qui lui parviennent. Jacky explique : « Lorsqu’un médium se trouve face à son “client”, son âme se connecte à l’âme, à l’énergie de cette personne. C’est de là qu’il tire ses informations. »

Comment devenir un bon médium ?
« D’une certaine manière, chacun est un médium, selon Jacky. Car nous sommes tous connectés à l’étincelle divine et provenons tous de la même source. La question est : qu’en faites-vous ? » Les autres médiums sont également d’avis que, à la base, chacun porte en lui cette hypersensibilité. Ce don est simplement plus développé chez l’un que chez l’autre. Mais à force de persévérance aussi, vous pourrez parvenir à développer cette aptitude. En règle générale, on constate une recrudescence de la sensibilité chez les gens. Notre culture n’a cessé de se rationaliser au cours des derniers siècles, mais un revirement est actuellement à l’œuvre. Janneke le constate : « Je suis parfois surprise de la quantité d’informations que certains clients ont déjà perçue des morts. Lorsque, par exemple, je dis à l’un d’entre eux que c’est son père qui éteignait toujours son ordinateur, il s’avère souvent qu’il le savait déjà. Les enfants ont aussi souvent cette hypersensibilité, qui s’estompe toujours avec l’adolescence et l’âge adulte. Mais ce n’est pas grave, car elle pourra revenir plus tard. » Janneke n’aime pas l’étiquette de “paranormal” ou “supranaturel”. « Pour moi, c’est tout à fait normal. Nous, les médiums, sommes des gens normaux et il nous incombe de nous présenter sous la forme la plus normale possible. » Il n’est toutefois pas normal que quiconque ressente ou voie certaines choses puisse visser une plaque sur sa porte et se présenter comme un médium. La médiumnité exige de la pratique, de l’assiduité, de la circonspection, de la modestie et de l’autocritique. Sans cela, on risque de faire beaucoup de dégâts. C’est un métier à responsabilités. Et qu’en est-il des risques ? Les esprits ou entités de l’autre monde ont-ils tous de bonnes intentions ? Quid des histoires de maisons hantées ? Ces médiums n’ont encore jamais rencontré d’énergie négative, et n’y croient pas non plus. « Si j’avais ne fût-ce qu’une seule fois rencontré un esprit fâché, admet José, j’aurais immédiatement arrêté. » « Dans toutes les soi-disant maisons hantées que j’ai pu visiter, il s’agissait toujours d’un membre de la famille ou d’un ami qui tentait d’entrer en contact, raconte Marisa . Cela n’a rien à voir avec des entités négatives. Je préfère parler de la beauté et de l’amour, et à quel point il est émouvant de pouvoir réunir à nouveau des personnes. »

Source : Messages de Jeshua, Pamela Kribbe, Éditions Hélios

Le pendule : entre question et savoir

Le chocolat est-il bon pour moi ? Devrais-je accepter ce nouveau poste ou aurais-je plutôt intérêt à rester encore un peu là où je suis ? La vie est jalonnée de questions et de demandes pressantes et le pendule est une des très nombreuses manières de trouver des réponses. Comment faire, comment cela fonctionne-t-il ? Suivez le guide.
Un pendule est un petit poids suspendu à une chaîne ou à un fil, le plus souvent en forme de goutte, conçu de manière à pouvoir facilement amplifier la moindre oscillation. Il en existe de toutes sortes, en cristal, en métal, en verre, en pierre semi-précieuse ou en bois. En tenant correctement le pendule et en lui posant une question, il se mettra spontanément en mouvement, aussi incroyable que cela puisse paraître. Il peut tourner vers la gauche ou la droite, se balancer de gauche à droite, de l’avant vers l’arrière, en diagonale… L’explication la plus courante veut que ce mouvement soit en réalité le résultat d’une tension musculaire inconsciente. Le moindre mouvement de votre bras, de votre main ou de vos doigts suffit pour créer une oscillation. « Ce sont les mouvements inconscients de vos muscles qui guident le pendule, explique Ellen Blad, thérapeute spirituelle. Le pendule est donc une méthode tout indiquée pour explorer les méandres de votre inconscient : les choses que vous savez au plus profond de vous, mais auxquelles vous n’avez pas toujours accès. On pourrait donc voir le pendule comme un pont entre l’inconscient et le conscient. »

D’abord se détendre
Avant de sortir votre pendule, installez-vous dans un endroit calme, où vous ne serez pas dérangé. Une bonne préparation constitue à elle seule la moitié du travail : détendez-vous sur votre chaise, en gardant les deux pieds par terre pour rester ancré au sol. Dans cette position, inspirez et expirez profondément pendant une minute, jusqu’à ce que vous ressentiez une connexion avec votre inconscient. Il est plus pratique d’être assis devant une table, car vous pouvez ainsi poser votre coude dessus. Tenez la chaîne du pendule entre le pouce et l’index, de sorte que le pendule se trouve à quelques centimètres au-dessus de la table.
Si la chaîne est trop longue, vous pouvez par exemple en enrouler une partie autour de votre auriculaire. Posez votre question et observez la réponse que donne le pendule… Il est important de poser correctement votre question. Le mieux est de la formuler positivement (« Cela est-il pour moi ? »), et que cette question reflète votre intérêt réel. Poser des questions futiles fonctionne moins bien. Ne cherchez pas non plus des réponses par lesquelles vous pourriez blesser quelqu’un. Parmi les sujets qui se prêtent assez bien au pendule, citons l’alimentation, l’orientation professionnelle, l’épanouissement intérieur, l’environnement et les relations avec les autres.

Oui ou non, comment savoir ?
Avant de fouiller les profondeurs de votre inconscient, vous devez commencer par définir votre “code personnel” : quel mouvement du pendule signifie “oui”, et lequel “non” ? Pour cela, il vous faut une question dont vous connaissez la réponse. Voici par exemple comment procéder. Prenez une photo de vous et la photo de quelqu’un d’autre. Demandez d’abord « Est-ce ma photo ? » au-dessus de votre propre cliché. Le mouvement du pendule correspond à votre code “oui”. Vérifiez avec la seconde photo : « Est-ce ma photo ? » Le pendule effectue un mouvement différent : le code “non”. Ces codes varient d’une personne à l’autre, et il se peut également qu’un troisième mouvement indique qu’il n’est (pour l’instant) pas possible de répondre à cette question. Vous le découvrirez rapidement en pratiquant.

Poser des questions ouvertes
Si vous avez du mal à formuler votre préoccupation sous la forme d’une question fermée (avec oui ou non comme réponse), vous pouvez aussi utiliser une planche de pendule. Elle se présente comme une roue de la Fortune, avec dans chaque case une réponse possible à la question. Le Grand Livre du pendule de Petra Sonnenberg réunit plusieurs modèles de planches de pendule, avec des réponses à de multiples questions telles que « Quel sport me correspond ? » et « Quel arcane majeur du tarot est mon fil rouge aujourd’hui ? » En le tenant au-dessus de la planche, le pendule devrait, en théorie, indiquer la réponse qui vous convient le mieux. Vous pouvez aussi réaliser vous-même une telle planche en vous inspirant des innombrables exemples disponibles sur Internet.

Source : Le Grand Livre du pendule, Petra Sonnenberg, Guy Trédaniel éditeur

Et si vous vous libériez des pensées qui vous freinent ?

Cela fait des années que vous parlez de faire un voyage autour du monde, mais ne l’avez toujours pas réalisé. Vous aimeriez lancer votre propre activité, mais bon… vous êtes désormais trop âgée. Vous savez que vous vous sentiriez plus en forme et plus énergique si vous faisiez chaque jour des exercices de yoga, mais vous manquez de temps. Vous rêvez depuis un bon moment d’écrire un livre, mais c’est un projet d’une telle envergure…
Nous avons tous des rêves, des projets et des souhaits, des choses qui nous rendraient vraiment heureux. Et pourtant, toutes ces aspirations restent bien souvent lettre morte. Nous avons tellement de voix dans notre tête qui nous empêchent de mettre nos plans à exécution que nous restons des semaines, parfois des mois, mais aussi souvent plusieurs années, avec des résolutions en suspens. Pourquoi nous freiner alors que nous savons bien qu’une vie plus belle, plus saine et plus heureuse nous attend ?
Comprendre les “avantages” cachés des excuses peut vous aider à ne plus subir leur influence, une bonne fois pour toutes.
L’un des principaux avantages réside dans le fait qu’une excuse vous confère un sentiment de sécurité. Sortir des sentiers battus est plus intimidant que de continuer à faire ce que l’on faisait. Suivre son cœur et montrer son vrai visage, par exemple en choisissant un autre travail, en reprenant des études, en s’autorisant à nouveau à tomber amoureuse… tout cela comporte des risques. Vous pouvez faire des erreurs, recevoir des critiques, passer pour une folle, voire être blessée. Peut-être ce projet échouera-t-il, se révélera-t-il hors de votre portée, ou essuierez-vous un refus. Personne n’aime se sentir en insécurité et nous mettons dès lors tout en œuvre pour éviter les risques. Vous sentez à l’intérieur de vous un cri qui vous enjoint d’entre-prendre quelque chose, de réaliser vos rêves, mais une petite voix lui répond : « Cela va sûrement être très difficile », « Je suis trop vieille », « Je n’y arriverai pas. » Et cela suffit à vous convaincre de céder au confort de la sécurité. Mais, ce faisant, vous vous négligez en écoutant toutes ces échappatoires. Vous vous privez d’une chance de trouver l’amour en n’osant pas vous inscrire sur un site de rencontres, vous vous empêchez de vous sentir énergique en entretenant vos habitudes malsaines, vous restez à l’arrêt dans votre développement en choisissant la voie la plus sûre et la plus familière.

Nouvelles convictions
« Toutes les excuses sont facilement contournables, écrivait l’auteur américain Wayne Dyer dans son livre Arrêtez de vous trouver des excuses !. Si vous devez choisir entre faire quelque chose avec ou sans effort, vous choisirez plutôt la seconde option, même si ce choix ne vous permettra pas d’atteindre vos objectifs. La partie sage de votre personnalité veut que vous meniez la vie qui vous est destinée, mais cela demande quelque sacrifice, du temps, de l’énergie mentale. L’ego fait souvent obstacle à ce que souhaite votre partie sage. Votre faux moi vous pousse et vous convainc de rester là où vous êtes. » Mais il y a une bonne nouvelle : selon Wayne Dyer, chaque pensée restrictive qui vous vient pour justifier votre choix de ne pas vivre à fond vos envies peut être contrecarrée et modifiée. Car les excuses ne sont, selon lui, rien de plus que des virus mentaux : des schémas de pensée usés, empruntés aux autres durant votre jeunesse et au cours de votre vie. Pour en sortir, vous devez remplacer ces vieux schémas rouillés par de nouvelles convictions stimulantes. Son livre nous explique clairement comment procéder. Nous en avons extrait les sept excuses les plus fréquentes. Répétez ces nouvelles convictions dès que vous vous sentirez emporté par une échappatoire. C’est la première étape pour réaliser vos rêves et vivre pleinement.

Je n’ai pas le temps
C’est de loin l’excuse la plus fréquente : vous êtes trop occupée pour pouvoir faire ce qui vous rendrait vraiment heureuse. Aussi vrai et irréfutable que ce soit, vous avez néanmoins vous-même pris les décisions qui vous ont conduit à être aujourd’hui surchargée. Il est essentiel de prendre pleinement conscience de votre propre responsabilité à cet égard. Les choses qui vous prennent désormais le plus de temps et vous demandent le plus d’attention vous semblent extérieures : un travail exigeant, des amis qui souhaitent vous voir, des enfants à conduire à droite et à gauche. Tout cela découle de choix que vous avez vous-même faits. Vous pouvez donc à nouveau modifier vos priorités et organiser votre vie de manière à avoir plus de temps pour les choses qui vous semblent désormais les plus importantes.
Quelques pensées pour vous aider à réorganiser vos priorités :
* Je peux dire non à des sollicitations qui m’empêchent de mener ma propre vie.
* Je suis libre de tout faire comme je l’entends, car il n’existe pas de règles absolues, universelles.
* Je veux me libérer du temps pour mener la vie qui m’est destinée, et ce, sans renoncer à mes responsabilités de parent, d’employée ou de conjointe.
« Je n’ai pas le temps » peut devenir « Je change mes priorités, afin de libérer du temps pour ce que j’estime vraiment important. »

Je suis trop vieille
Votre âge peut vous sembler un obstacle de taille sur la voie que vous aimeriez emprunter. Vous pouvez estimer qu’il est trop tard pour changer de métier ou pour écrire ce livre auquel vous pensez depuis si longtemps. Vous rêvez d’apprendre de nouvelles choses, mais votre âge ne vous le permet pas. Ce constat est bien sûr ridicule ! Si nous n’y prenons pas garde, nous pouvons très facilement laisser notre destin nous échapper, en nous sentant soit trop jeunes, soit trop vieux. Avant, vous vous disiez que votre manque d’expérience expliquait pourquoi vous n’aviez pas encore réalisé votre rêve, et vous constatez aujourd’hui que vous êtes passée, sans vous en rendre compte, dans la catégorie “trop vieille”. « L’excuse de l’âge découle de notre tendance à nous identifier davantage au nombre de tours que nous avons effectués autour du Soleil plutôt qu’à cette part infinie de nous-mêmes, indépendante de l’âge de notre corps. Les pensées n’ont pas d’âge », souligne Wayne Dyer et, en apprenant à vivre dans le moment présent, vous ne vous préoccuperez plus de l’âge que vous avez. Vous ne vous intéresserez plus qu’à ce que vous souhaitez faire en ce moment.
Une autre excuse étroitement liée à celle de l’âge est : « Cela va me prendre trop longtemps. » Le psychologue américain Murray Banks décrit un entretien avec une femme de 44 ans qui vient de décider de ne pas entreprendre une nouvelle formation, car elle estime qu’elle sera trop vieille après l’avoir effectuée. « Quel âge aurez-vous lorsque vous décrocherez votre diplôme ? » lui demande-t-il. « Quarante-neuf ans », répond-elle.
« Et quel âge aurez-vous dans cinq ans si vous n’entreprenez pas cette nouvelle formation ? » Cet exemple illustre une pensée fondamentale qui peut vous aider à surmonter cette excuse : le temps ne s’arrêtera de toute façon pas de tourner. La seule question à vous poser est donc : souhaitez-vous consacrer ce temps à votre épanouissement et à la réalisation de vos rêves et ambitions ou à vous morfondre en pensant à tout ce que vous auriez pu faire ?
« Je suis trop vieille » peut facilement devenir « Je ne suis jamais trop vieille pour faire ce qui me rend heureuse en ce moment. »

Je n’ai pas l’énergie
L’excuse de la fatigue est souvent utilisée pour rester ancrés dans nos vieilles habitudes. Vous n’avez malheureusement pas l’énergie d’aller faire du sport le soir ou de prendre le temps de cuisiner sainement, alors que vous aimeriez pouvoir le faire. Vous n’avez pas le courage de transformer votre jardin en ce coin de paradis qui vous rendrait pourtant si heureux.
Le fait de croire que vous manquez d’énergie peut très vite devenir une prophétie autoréalisatrice. Plus vous consacrerez de l’énergie aux pensées liées à votre fatigue, plus vous vous sentirez fatiguée. Vous le remarquerez dès que vous passerez à l’acte, l’énergie se présentera spontanément. Il est important de combattre le virus mental de la fatigue à l’aide de pensées stimulantes. La première étape consiste à concentrer votre attention sur ce que vous souhaitez créer, et non sur ce que vous ne pouvez faire ou n’avez pas encore fait.
Changez « Je n’ai pas l’énergie » en « Je vis ma vie avec passion et cette passion me comble d’énergie. »

Je ne peux pas me le permettre
« Je n’ai jamais pu voyager, parce que je n’avais pas l’argent. » « Je ne peux pas moins travailler, car je dois payer mes factures. » Certaines personnes ont plus de moyens financiers que d’autres, c’est un fait, mais même si vous êtes moins favorisée, « je ne peux pas me le payer » est une mauvaise excuse. Pour commencer : que vaut à vos yeux votre souhait ? Combien êtes-vous prête à investir, à quoi êtes-vous disposée à renoncer, sur quoi voulez-vous économiser ? En d’autres termes : à quoi êtes-vous le plus attachée ? Aux choses matérielles, à vos biens ou à votre cœur ? De plus, si vous prenez conscience de votre richesse actuelle, vos pensées changeront. Soyez reconnaissante pour toutes ces choses essentielles de la vie qui ne coûtent rien et toutes les choses que vous recevez naturellement. Si vous êtes consciente de tout ce que vous avez, vous ne vous laisserez plus entraver par la crainte d’une pénurie. Vous ouvrirez alors les yeux sur l’abondance que le monde a à vous offrir et vous découvrirez des possibilités pour accomplir vos souhaits. Vous saurez alors saisir votre chance lorsqu’elle se présentera et vous chercherez activement des alternatives pour réaliser vos rêves. Se plaindre du fait que vous manquez d’argent ne fera qu’accroître votre sentiment de manque et vous ancrera davantage dans vos anciens schémas.
« Je ne peux pas me le permettre » peut devenir « Je suis riche et je suis connectée à une source intarissable d’abondance. »

Je risque de décevoir les autres
Une des excuses les plus prégnantes est que vous ne faites pas ce que vous voulez réellement par peur de décevoir votre famille ou vos amis et d’entrer en conflit avec eux. Nous n’avons pas envie de blesser les personnes importantes à nos yeux, comme nos parents, notre partenaire et nos enfants. Pour prendre un exemple léger, imaginons que le cours que vous aimeriez suivre tombe le même jour que celui où vous devez aller chercher les enfants à la natation. Vous aurez dans ce cas naturellement tendance à renoncer à votre souhait. Mais, scénarios plus compliqués, vous n’êtes peut-être pas heureuse dans cette relation, ou vous préféreriez vivre en ville, ce qui signifierait vous éloigner de votre mère qui a pourtant besoin d’aide. Toutes ces décisions sont loin d’être faciles à prendre. Si vous avez l’impression de ne pas suivre votre cœur à cause d’autres personnes, posez-vous cette question : « Est-ce réellement le cas ? » Les autres vous rejetteront-ils ou seront-ils vraiment blessés si vous leur dites ce qui vous rendrait heureuse ? Le plus souvent, lorsque vous exprimez clairement votre aspiration la plus sincère, les autres devront sans doute d’abord s’habituer à la nouvelle situation, mais ils finiront par respecter vos choix et par se réjouir en constatant votre épanouissement.
Si ce n’est pas le cas et que certains restent contrariés ou envient votre plaisir, demandez-vous si votre présence sur Terre consiste uniquement à vivre la vie des autres. Dans quelle mesure êtes-vous responsable du bonheur et de l’approbation des autres ? Les attentes que les autres nourrissent à votre égard sont basées sur la personne que vous leur avez montrée. Si, jusqu’à présent, vous avez toujours été disponible pour les autres et pour réaliser leurs souhaits, il se peut qu’ils ne voient pas d’un bon œil le fait que vous décidiez de ne plus (toujours) vouloir les satisfaire. Si vous êtes prête à montrer une autre facette de votre personnalité, les attentes des autres à votre égard évolueront naturellement. Et peut-être dépendent-ils en réalité moins de vous que vous ne le pensez.
Retenez également que vous serez de bien meilleure compagnie si vous vous sentez bien dans votre peau et respirez le bonheur plutôt qu’en semblant toujours tenaillée et en ayant l’impression de ne pas vivre pleinement votre vie.
Changez « Je risque de décevoir les autres » en « Je préfère que les autres revoient leurs attentes à mon égard plutôt qu’ils apprécient une image de moi à laquelle je ne corresponds pas. »

Je suis comme ça
Naturellement, votre passé a forgé la personne que vous êtes aujourd’hui. Cela peut toutefois devenir une excuse si vous ne cessez d’invoquer votre jeunesse ou vos gènes pour expliquer pourquoi vous ne vivez pas pleinement votre vie. Si vous ne parvenez pas à tourner la page du passé, vous y restez engluée et vous vous empêchez de profiter de tout ce que la vie a à vous offrir. Tout ce qui s’est passé appartient – justement – au passé. Faites la paix avec tout ce qui a pu se produire dans votre vie, aussi douloureuses ces expériences ont-elles été, et prenez la décision de ne plus les laisser vous limiter. Tout cela est terminé, et c’est maintenant que vous vivez !
« Je suis comme ça » devient alors « Je vis maintenant et il m’appartient de décider de la personne que je souhaite être et de tout faire pour la devenir. »

Je n’en suis pas capable
Quel dommage ne pas réaliser vos rêves uniquement parce que vous avez peur de ne pas y arriver ! Parce que vous pensez ne pas être assez bonne pour l’emploi de vos rêves, ne pas avoir suffisamment de talent pour peindre, ne pas avoir les épaules assez solides pour ouvrir ce petit hôtel en Normandie. Toutes ces peurs anéantissent très souvent nos élans enthousiastes. D’aucuns préfèrent caresser un rêve toute leur vie plutôt que de prendre le risque de le voir échouer. Mais que peut-il arriver de grave si vous faites ce qui vous plaît le plus ? Plusieurs études ont démontré que les personnes qui suivaient leur cœur regrettaient rarement leurs choix, que ce qu’elles aient fait ait satisfait leurs espoirs initiaux ou non. Les regrets concernent surtout les choses que nous n’avons pas réalisées.
Changez « Je n’en suis pas capable » par « Pour peu que je suive mon cœur, tout ira bien. »

 

Pour aller plus loin
* Arrêtez de vous trouver des excuses ! Comment changer ses mauvaises habitudes, Dr Wayne W. Dyer, Guy Trédaniel éditeur.

Texte : D van der Neut/Happinez
Photo : Roonz Nl/Unsplash

Yin et yang… Trouvez votre équilibre

Féminin et masculin, yin et yang : ces deux aspects se trouvent en chacun de nous. Leur symbole l’exprime très joliment : la vague blanche du yang se fond dans la noire du yin pour former un cercle, chacune contenant une partie (un point) de l’autre. Rien n’est donc ni totalement noir ni totalement blanc. La plupart des femmes ont davantage d’énergie féminine et la plupart des hommes sont dominés par l’énergie masculine, mais ce n’est pas forcément le cas. Personne n’est, énergétiquement parlant, uniquement féminin ou masculin. Le rapport entre ces deux énergies peut varier d’une personne à l’autre, et même d’une période de la vie à une autre.

Mars et Vénus
Pour savoir quel rôle jouent ces deux flux dans votre corps et votre esprit, il convient d’abord de définir clairement ce que sont ces énergies masculine et féminine. John Gray avance, dans son célèbre livre Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus, que les deux sexes pensent et agissent de façon totalement différente. Du point de vue de l’astrologie, Vénus est considérée comme la planète unificatrice – elle se trouve (avec Mercure, le messager) entre le Soleil et la Terre et nous relie ainsi à l’énergie solaire. Quant à Mars, elle se trouve après la Terre et est donc tournée vers le “monde extérieur”, en direction de l’univers inconnu. En astrologie, Mars est associée à la constellation du Bélier : le premier signe du zodiaque, symbole de la force personnelle, de l’ambition, d’une énergie originelle, primitive, active et spontanée. De son côté, Vénus est liée aux signes du Taureau, symbole de fertilité et de sensualité, et de la Balance, qui incarne les relations et le sens de l’attachement et de la beauté.
Alors que Mars affirme : « Je veux », Vénus s’interroge : « Comment allons-nous ? » Le Soleil et la Lune symbolisent également l’homme et la femme. Le Soleil dirige ses rayons vers l’extérieur, la Lune les capte et les réfléchit. Le premier représente la chaleur, le yang et la seconde le froid, le yin. Le feu et l’enthousiasme face à l’eau et à la vie intérieure.

Identifiable
Comment savoir quand une des énergies, masculine ou féminine, prend le dessus ? Il existe plusieurs manières de les identifier. La force masculine est orientée verticalement : vers le haut, vers des objectifs supérieurs et éloignés. Lorsque vous êtes entièrement concentré sur une performance et que vous vous dépassez, vous êtes animé par votre énergie masculine. Idem lorsque vous agissez de façon claire et lucide, sans craindre de blesser ni de heurter une autre personne, par exemple lorsque vous dites la vérité à quelqu’un, que vous fixez une limite claire ou que vous prenez la tête des opérations. Pouvoir observer les choses avec une certaine distance (comme lorsqu’on lit les cartes) est également de nature masculine, tout comme l’organisation ou l’initiation d’un projet. L’énergie masculine est concentrée et tournée vers le monde extérieur : réaliser une chose à la fois en faisant momentanément abstraction du reste. Idéal lorsque vous devez accomplir une tâche ou que vous souhaitez atteindre un objectif. Cela vous permet de vous rendre d’un point A à un point B sans détour !
L’énergie féminine est de nature plus douce, plus diffuse, plus horizontale. Notre part féminine s’occupe des relations avec les personnes (en particulier les enfants), les animaux et les plantes qui nous entourent. C’est une force fédératrice, passive et réceptive, tournée vers l’intérieur. Si vous vous préoccupez de vos besoins ou de ceux des autres, si vous prenez le pouls de l’atmosphère ou si vous vous octroyez un moment durant lequel vous ne devez rien faire si ce n’est être, vous êtes sans doute sous l’influence de votre énergie féminine. Y compris lorsque vous vous occupez d’autres êtres vivants, que vous les dorlotez et les protégez. Lorsque vous établissez le contact ou rendez votre environnement plus agréable. Lorsque vous êtes silencieux et que vous attendez. Lorsque vous vous penchez sur votre vie, que vous y réfléchissez et que vous procédez à une introspection. Ou encore lorsque vous exprimez vos sentiments et les partagez avec les autres – tout cela relève de l’énergie féminine.

Retrouvez l’intégralité de l’article dans Happinez 18 – ensemble

Texte : I. Melenberf
Photo : H Rustall/Unsplash

À la découverte de votre sagesse cachée…

Je vais vous raconter l’histoire de Nāropa, un moine bouddhiste indien du xie siècle. Érudit, il était à la tête d’une université renommée. Un jour, Nāropa eut une vision. Il vit une vieille femme, très laide, une sorcière, qui le regardait de ses yeux luisants et lui demanda : « Nāropa, qu’es-tu en train de faire ? » « J’étudie la philosophie, la religion, l’épistémologie, la linguistique, la logique… », se mit-il à énumérer. « Comprends-tu aussi la signification de ce que tu étudies, ou comprends-tu seulement les mots ? » demanda la sorcière, et ses yeux brillèrent si fort qu’il n’osa pas mentir. « Je comprends seulement les mots », répondit-il. La vieille femme se mit alors à rire et à danser de joie, et sa laideur se transforma en beauté. « Oh ! pensa Nāropa, rendons-la encore plus heureuse. » « Je comprends aussi la signification », ajouta-t-il. La femme s’arrêta de danser, se mit à pleurer et redevint une vieille sorcière. « J’étais heureuse car tu disais la vérité. Je suis triste à présent car tu mens. Tu sais comme moi que tu ne comprends pas la signification profonde de tous ces mots. » Cette vision transforma Nāropa en un autre homme. Il quitta l’université et ne toucha plus jamais un seul ouvrage théorique. Il trouva un professeur spirituel et devint l’un des plus grands sages de la tradition bouddhiste. La vieille femme était une projection de Nāropa lui-même. À travers cette vision, il lui était clairement apparu que la seule connaissance livresque n’est pas le vrai savoir et qu’elle rend intérieurement laid, vieux et ridé. Seul le savoir vivant et spirituel est frais et rend beau.

Profond réservoir
Parfois, en vous éveillant le matin, vous savez quelque chose que vous ignoriez la veille. C’est comme si cela avait pénétré votre esprit depuis les profondeurs de la nuit. Ce peut être une chose infime, comme : « Zut ! j’ai mal orthographié ce nom hier dans mon rapport de travail. » Ce peut être quelque chose, au contraire, de lourd : « En fait, mon père préférait ses fils à ses filles. » La nuit, lorsque votre conscience éveillée est débranchée, il peut remonter des profondeurs un savoir que vos pensées et préoccupations frénétiques de la journée empêchaient d’affleurer. Le dicton le dit bien : « La nuit porte conseil. » Lorsque vous rêvassez, les yeux perdus dans le vague, par exemple dans le bus, dans votre bain ou en somnolant devant l’âtre crépitant, ce savoir intérieur peut jaillir des profondeurs de votre être. C’est comme si vous aviez soudain accès à un réservoir plus grand, plus profond de connaissances lorsque vous êtes moins concentré sur vos pensées que d’habitude. Ce réservoir se niche naturellement dans notre inconscient ; quant à savoir ce qu’il est précisément, la lumière est loin d’être faite. Certains experts comparent notre esprit à une cave sombre où l’on évoluerait avec une lampe de poche. On ne voit que ce que le faisceau éclaire, ignorant le reste des objets présents dans la cave. Mais l’on peut s’y cogner et se faire très mal. Pour accéder au savoir spirituel, il faudrait éteindre notre lampe de poche et donner à nos yeux le temps de s’habituer à l’obscurité. Lentement mais sûrement, on distinguerait de plus en plus de choses.

Source de sagesse
L’inconscient est une instance mystérieuse et il semble qu’il ne s’arrête pas là où notre personne s’arrête. Sans aucune transition, il passe à un niveau de connaissance bien supérieur, auquel nous n’accédons que sporadiquement. Les expériences spirituelles peuvent nous y connecter. Les rêves prémonitoires, par exemple, existent réellement. Le maître spirituel Barry Long a dit un jour que presque tout ce que nous vivons, nous l’avons déjà rêvé, bien que nous ne nous en souvenions généralement pas. Lors d’une méditation profonde, des visions limpides apparaissent également. Les personnes ayant vécu une expérience de mort imminente racontent parfois qu’elles ont vu le futur, ou qu’elles ont vu le schéma complet, et en couleurs, de leur vie et de leur mort, et qu’elles l’ont compris. Une telle expérience est impossible à expliquer ; elle ne rentre tout simplement pas dans notre paradigme trop étroit. Mais elle change radicalement les personnes qui l’ont vécue, qui vivent ensuite leur vie avec une très grande confiance, sans avoir peur de la mort. Plus vous tirez votre sagesse des profondeurs de votre être, plus votre confiance en vous devient inébranlable. C’est à cette source que les artistes puisent leur talent. Les écrivains, qui ont le sentiment que leurs romans s’écrivent tout seuls, ont également accès à ce réservoir. Tout comme les chercheurs qui, aidés d’une manière mystérieuse, font des découvertes “fortuites” ou des rencontres miraculeuses, ou se réveillent avec la pièce manquante du puzzle.

La tête et le cœur
Aujourd’hui, la conception usuelle de la science est que notre conscience est produite par nos cellules cérébrales. En dehors du cerveau, point de conscience donc, et encore moins de connaissance. Mais de plus en plus de scientifiques, comme Pim van Lommel (cardiologue et auteur de Mort ou pas) et Arie Bos (médecin et écrivain), ont là-dessus une tout autre opinion. Ils prétendent que notre cerveau agit comme une sorte de filtre face à la conscience cosmique. Il y a dans l’univers un océan d’informations dans lequel nous baignons. Le cerveau ramène la conscience universelle à des portions humainement supportables. Les bébés possèdent encore cette “conscience océanique” : ils se vivent comme Un avec le grand tout. Au fur et à mesure que nous grandissons et accumulons des connaissances ordinaires, que nous construisons notre compréhension, formulons des jugements et partageons le monde entre bien et mal, nous sortons peu à peu de cette conscience océanique jusqu’à en être exclus. « Notre conscience ordinaire transforme l’information en langage, explique Arie Bos, et de manière toujours linéaire, énonçant un fait après l’autre. Mais la réalité n’est pas linéaire, tout se passe en même temps. Les expériences spirituelles sont, elles aussi, holistiques, et non pas linéaires : elles consistent souvent en images qui montrent tout en même temps. C’est pourquoi les expériences spirituelles sont si difficiles à exprimer par des mots. Les personnes disent par exemple : “Tout était amour” ou “Je me sentais Un avec le monde entier et je savais comment tout s’agençait”. Il semble donc que notre cerveau nous entrave plus qu’il nous aide, dès lors que l’on sort de la logique linéaire. »

Retrouvez l’intégralité de l’article (et 5 exercices pour accéder à votre sagesse cachée) dans Happinez 18 – ensemble

Texte L. Thooft
Photo Samuel Austin/Unsplash

Ensemble, forts et sages

Durant mes études, j’avais un petit ami, Kevin, et je restais souvent dormir chez lui. Lorsque nous nous couchions dans son lit étroit et que je ne parvenais pas tout de suite à m’endormir, je remarquais souvent que le rythme de ma respiration se calquait sur le sien, de façon totalement involontaire. Je suivais inconsciemment sa respiration et cela ne me plaisait pas du tout. J’en éprouvais même une légère honte. Car, pensais-je, cela démontrait que je n’étais pas indépendante : je m’adaptais en effet automatiquement. C’est pourquoi dès que je le remarquais, je me forçais à respirer différemment, en essayant de trouver mon propre rythme. Quand j’y repense, c’était un petit peu ridicule. Mais je comprends aujourd’hui pourquoi mon jeune moi réagissait de la sorte : j’avais inconsciemment peur de trop d’unité, car je n’étais pas encore assez forte pour cela. Je pense qu’à l’époque, l’unité d’un couple signifiait à mes yeux me perdre et me fondre dans l’autre. D’un côté, je trouvais cela merveilleux et j’aspirais à m’abandonner à l’autre, à devenir toute petite pour pouvoir disparaître – littéralement – dans la poche intérieure de mon ami.
De l’autre côté, je luttais pour rester moi-même. Ou plutôt : pour devenir moi-même. Aujourd’hui, je comprends qu’il n’est pas nécessaire de se perdre pour atteindre l’unité. Il faut au contraire être ferme sur ses étriers, car ce n’est que si tous les membres d’un collectif, quelle que soit sa taille, conservent leur identité propre qu’ils se montreront ensemble plus efficaces qu’un individu seul.
Ce postulat peut sembler contraire à certains concepts spirituels : ne faut-il pas plutôt renoncer à son ego, ou du moins le dépasser, pour atteindre l’unité ? Mais ces deux idées ne sont contradictoires qu’en apparence. Le fait qu’il faille justement rester soi-même rejoint les dernières découvertes en matière d’intelligence collective. Un groupe de personnes en sait plus qu’un seul individu, aussi intelligent soit-il, mais à la condition que ce groupe se compose de personnalités autonomes.

Chanter sa propre partition
Dans son livre La Sagesse des foules, l’auteur James Surowiecki donne de nombreux exemples d’intelligence collective. Il cite ainsi le cas d’un petit village anglais où, pour remporter le concours local, il fallait estimer le plus précisément le poids d’un bœuf, une fois abattu et désossé. De multiples personnes y participèrent : certaines s’y connaissaient en bétail, tels des fermiers et des bouchers, tandis que d’autres n’étaient que des villageois “normaux”. Aucune des réponses ne fut exacte. Mais lorsque l’on additionna toutes les réponses et qu’on les divisa par le nombre de participants, on obtint une moyenne correspondant précisément au poids de l’animal. En d’autres termes : toutes ces personnes réunies connaissaient mieux le poids du bœuf que la plus brillante d’entre elles. Un hasard ? Non, car le livre de Surowiecki regorge d’histoires similaires, prouvant la véracité d’un tel constat.
Quel est donc ce mystérieux “plus” dont dispose le groupe ? Un exemple souvent mentionné lorsque l’on parle du sentiment d’unité est celui du chœur à quatre voix – soprano, alto, ténor et basse. Chaque voix chante d’une manière différente mais, ensemble, le résultat est superbe. Du moins tant que personne ne s’emmêle les pinceaux ou ne se laisse distraire par une autre voix, auquel cas cela sonne tout de suite faux. Faire partie d’un tel chœur et ressentir que l’on appartient à un tout plus grand est une expérience extraordinaire. Mais cette magie ne s’opère que si chaque membre maîtrise sa propre voix.

Des grenouilles dans une brouette
L’intelligence collective n’est néanmoins pas si évidente à atteindre, tempère Surowiecki. Rares sont les organisations à avoir compris comment permettre à des groupes de collaborer durablement. La collaboration et le team-building ont certes aujourd’hui le vent en poupe, mais il n’en reste pas moins exceptionnel, selon Surowiecki, qu’un groupe devienne réellement davantage que la somme de ses parties. Il arrive même souvent qu’une équipe travaille moins bien qu’un seul individu inspiré et appliqué. Comment cela se fait-il ? C’est parce que nous sommes tous très différents, pourrait-on répondre d’instinct. Un groupe s’apparente souvent à une brouette remplie de grenouilles sautant dans tous les sens. Comment y mettre de l’ordre ? Ne faut-il pas que tous les nez pointent dans la même direction pour obtenir une unité qui fonctionne ? Eh bien non ! C’est précisément le contraire, car un tel scénario produit ce que l’on appelle en anglais le “groupthink”, la pensée de groupe. Une mentalité grégaire. Penser hors des sentiers battus est alors tabou, tout le monde suit le chef et tout avis divergent est réduit au silence ou ignoré par le reste du groupe. Les personnes calquent leur avis sur celui de la caste dominante et étouffent leurs doutes. Le groupe dans son ensemble devient alors inévitablement de plus en plus ignare et commet des erreurs de plus en plus grossières.
Le livre de Surowiecki nous montre que si l’on souhaite aboutir à des solutions plus intelligentes que celles que l’on aurait trouvées tout seul, il est nécessaire de mélanger différents types de personnalités. L’intelligence et le savoir ne suffisent pas : il vaut même mieux avoir également quelques personnes naïves et ignorantes qui proposeront une vision totalement différente plutôt qu’un groupe uniforme de personnes éclairées. Si toutes possèdent le même bagage intellectuel, la direction dans laquelle pensera le groupe sera dès le départ figée, et ce groupe ne sera pas, par définition, intelligent. Les points de vue divergents rendent le groupe globalement plus éclairé, même s’ils ne sont pas particulièrement pertinents. Il est également nécessaire que tous les membres du groupe continuent de penser indépendamment. Les personnes ne doivent pas se laisser convaincre mutuellement, il ne peut y avoir de parties dominantes qui entraîneraient les autres dans leur sillage. Dans un tel groupe, le seul rôle que peut jouer un “chef” ou un accompagnateur est de veiller à ce que chacun puisse s’exprimer, à ce que tous les membres aient voix au chapitre. Chacun a la même importance : toutes les voix ont le même poids. Enfin, vous devez trouver une manière de réunir tous ces avis et points de vue divergents sous un dénominateur commun, de calculer une moyenne de toutes ces visions, ou de formuler une décision commune. Il ne s’agit pas ici d’un accord ni d’un compromis : les avis contraires sont nécessaires. Surowiecki souligne encore que les petits groupes sont les plus enclins à tendre vers l’unisson.

Retrouvez l’intégralité de l’article Ensemble, forts et sages, dans Happinez 18 – ensemble

Texte L. Thooft
Photo Nathan Guan/Unsplash

Vos intuitions en images… dans une boule de cristal…

Je suis assise à la fenêtre, une boule de verre entre les mains. La lumière du soleil la traverse ; un parfum de sauge brûlée flotte dans la pièce. En guise de fond sonore, j’ai choisi un air de piano très doux, qui m’apaise toujours. Je prends quelques respirations profondes, puis je continue à fixer le globe pendant quelques minutes, jusqu’à ce que je sente mon regard s’adoucir. Les formes mouvantes que j’aperçois dans la boule font naître en moi des pensées et des mots. Je les associe à la question qui me préoccupe depuis plusieurs jours, à savoir : « Quel est donc cet enseignement que je dois tirer des mois écoulés et que je ne parviens pas à voir correctement ? »
Je saisis un éclat bleuté à l’intérieur du globe. Je pense qu’il s’agit de la mer et, à cet instant précis, le reflet du soleil à l’intérieur de ma boule s’intensifie légèrement. Si je maintiens la tête légèrement inclinée vers la gauche, j’ai l’impression de distinguer un visage familier parmi les jeux de lumière. Je crois percevoir le goût salé de la mer, mais je réalise qu’il s’agit d’une larme. Debout devant la fenêtre, le globe reposant toujours entre mes mains, je réitère ma question : « Quel est donc cet enseignement que je dois tirer des mois écoulés et que je ne parviens pas à voir correctement ? » Les yeux plongés dans la boule, je ne distingue rien d’autre que des jeux de lumière et le reflet de la pièce où je me trouve. Il n’y a donc aucune information à en tirer. Je respire profondément et essaie une nouvelle fois. Je m’efforce de rester concentrée, et je fixe les profondeurs du globe.
Mais le charme s’est évanoui. Je venais de percevoir un fil d’or me reliant à l’inconnu ; désormais, il semble rompu. Mon regard se détend et, à cet instant précis, j’entrevois ce qui ressemble à une araignée, symbole de patience. J’ignore si cette vision est un bon ou un mauvais présage. Mais mon intuition me suggère qu’il s’agit de la réponse à ma question : je dois encore attendre patiemment que la situation se dénoue.

À l’évocation des boules de verre ou de cristal, vous pensez peut-être spontanément aux diseuses de bonne aventure enturbannées, aux alchimistes échevelés et autres enchanteurs en toge de velours, plongeant leur regard dans un tel globe afin d’y déceler des indices issus d’autres dimensions.
Cependant, si nous la considérons comme un moyen d’entrer en contact avec notre intuition, la boule de cristal cesse d’être l’apanage des mages et des voyants. La manière dont la lumière atteint le globe détermine les reflets et les jeux d’ombre que nous observerons et auxquels nous prêterons une signification. Tout cela nous révèle ce que nous savions déjà au plus profond de notre être. Si nous adoptons ce point de vue, nous considérerons les formes mouvantes de la boule de cristal comme autant de représentations de nos intuitions. Le secret consiste à observer le globe non pas avec nos yeux physiques, mais avec notre troisième œil.

Retrouvez l’intégralité de l’article Vos inuitions en images dans Happinez 65, disponible à partir du 19 avril chez votre marchand de journaux ou sur la boutique Happinez.

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