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“ Quand on guérit l’âme, le corps suit. ” Rencontre avec Agnès Stevenin, énergithérapeute

Catégorie(s) : À découvrir, À la une, Bien-être, Développement personnel, Rencontres, Sagesse & spiritualité

Agnès Stevenin appartient à la famille des guérisseurs, un univers de soins qui échappe encore aux sphères médicales les plus rationnelles et qui panse avec le cœur. Sans posséder de pouvoirs fabuleux, depuis vingt-cinq ans Agnès se fait simplement le relais d’une énergie d’amour à même d’aider tous ceux qui, sur ce chemin de connaissance de soi et d’évolution spirituelle qu’est la vie, cherchent à se défaire des souffrances de leur histoire.

Resterons-nous toujours des mystères pour nous ? Sur ce point, la science, la psychanalyse et la spiritualité s’accordent à dire que l’être humain n’accède, au fond, qu’à une infi me partie de ce qu’il est. Qu’il s’agisse de capacités cognitives dissimulées dans le cerveau, de contenus psychiques relégués dans l’inconscient ou de mémoires d’autres vies situées dans un hors-temps, Agnès Stevenin réunit quotidiennement ces différentes visions d’une même réalité, pour permettre à chacun de retrouver la clé de son être. Si l’ouverture vers sa vocation d’énergithérapeute s’est faite relativement tard, lorsqu’elle avait déjà traversé plusieurs chemins d’existence, Agnès s’y consacre depuis plus d’un quart de siècle, canalisant avec humilité et respect, dans son cabinet parisien, les énergies d’amour offertes par cette dimension invisible qui abrite l’âme de l’humanité. Grâce à la lumière que ses mains véhiculent, l’espace d’une séance, Agnès accompagne chaque patient, des domaines du mental à la région du cœur, pour les soutenir dans un processus de soins pouvant grandement contribuer à la guérison qu’ils espèrent. À l’occasion de la sortie de son livre Dans le silence de l’amour (2021), publié chez Mama Éditions, qui poursuit, après De la douleur à la douceur (2014) et Splendeur des âmes blessées (2018), l’exploration d’un univers thérapeutique infiniment bienveillant qui impulse en chacun le désir sincère de se libérer des blessures de son histoire, nous avons eu le plaisir d’interroger Agnès Stevenin sur son parcours original et sur sa relation aux guides de lumière, mais également sur les raisons de la survenue de nos maladies, le sens de notre vie et surtout sur l’importance de l’amour.

Happinez : Comment avez-vous découvert vos capacités de soin ?
Agnès Stevenin : Elles se sont révélées à la suite d’un travail en sophrologie que j’avais entamé pour résoudre un conflit familial. Au bout d’une certaine période, la réconciliation s’était installée et quand la thérapeute m’a dit « Très bien, nous pouvons mettre un terme à nos séances », j’ai ressenti une angoisse extrême qui m’a stupéfiée et dont je lui ai fait part. Les vacances d’été approchant, elle m’a donné rendez-vous au mois de septembre pour entamer plus spécifiquement un travail sur moi. J’ai assez rapidement compris la raison profonde de mon angoisse puisque au mois d’octobre, entre deux séances, est remonté à ma mémoire le souvenir d’une agression sexuelle dans la toute petite enfance. Cela a été épouvantable à vivre et tous ceux qui sont passés par là peuvent en témoigner. La particularité de mon histoire, c’est qu’au terme d’un mois entier passé dans un état de choc se traduisant par une terreur absolue suivie d’une espèce d’anesthésie, d’un état cotonneux du mental où je n’arrivais plus à réfléchir ni à ne rien faire, je me suis rendu compte que j’étais désormais capable de voir les corps d’énergie des personnes qui venaient à ma pensée. C’était en 1997. Comme tout est bien orchestré, j’avais été guidée et préparée auparavant pour pouvoir me mettre rapidement en action. En effet, depuis une petite dizaine d’années, je m’intéressais aux domaines de l’énergie et de la spiritualité, des univers que, bien plus tôt, j’avais totalement rejetés. Mais la nouveauté était que cela m’arrivait à moi. Tout d’un coup, une connaissance intérieure se révélait et je savais pertinemment que ces corps d’énergie m’étaient montrés pour que je les soigne. Cela peut paraître étrange, mais ce n’était pas le fruit de mon imagination. Il est dit qu’une personne appartenant à la famille des guérisseurs l’est de toute éternité, c’est-à-dire
à travers tout un fil de vies passées. J’aurais donc dû, comme beaucoup de guérisseurs, être capable, toute petite déjà, de soigner les autres par imposition des mains. Mais cette capacité avait été entièrement étouffée par le traumatisme majeur que j’avais vécu à cette époque. C’est très soudainement qu’elle est revenue, une quarantaine d’années plus tard. Elle n’exprimait pas une connaissance pratique comme celle que je possède aujourd’hui, à force d’exercices, plutôt le savoir inné de l’être soigneur à l’intérieur de moi. Et d’ailleurs, mes premiers soins, que je proposais à distance, ne sachant alors pas comment faire autrement, étaient déjà tout aussi efficaces que mes soins actuels. Quand le soin s’est imposé à moi, je n’ai ressenti aucune peur, contrairement à de nombreuses personnes, tétanisées par le réveil de leurs facultés qui ravive des mémoires antérieures difficiles de rejet qu’elles ont pu expérimenter dans d’autres temps, en raison de leur don. Ayant sans doute déjà nettoyé le disque dur du passé, j’ai tout de suite eu un immense plaisir à soigner, je me suis dit « C’est ce pour quoi je suis faite ! » alors qu’un mois plus tôt cela n’aurait même pas été envisageable pour moi de devenir thérapeute. Donc voilà, c’est un parcours un peu particulier, mais tous les parcours de guérisseurs le sont.

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Retrouvez l’intégralité de l’interview avec Agnès Stevenin dans Happinez 65, en vente dès le mercredi 19 avril chez votre marchand de journaux ou sur la boutique Happinez !

Propos recueillis par Nathalie Cohen, Aubry François et Agathe Lebelle
Photographie Gwladys Louiset Photography