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Arbres guérisseurs…

Catégorie(s) : À découvrir, À la une, Art de vivre, Bien-être, Développement personnel, Nature, Santé

Qu’est-ce qui confère aux arbres leur sagesse magique ? En les comprenant davantage, nous pourrons sans doute nous nourrir de leurs enseignements. Ne serait-ce que par leur façon de vivre en poussant sans hâte et par leur aptitude à vivre en parfaite harmonie. En outre, chaque arbre possède un don de guérison unique. Découvrez l’arbre qui vous convient dans Happinez 65, et apprenez à vous connecter à son pouvoir.
Extrait…

Avec ses racines souterraines et ses branches qui s’élancent vers le ciel, l’arbre est considéré comme le symbole universel de la connexion entre le céleste et le terrestre. Les arbres ont toujours joué un rôle important, indispensable même, dans la vie des êtres humains. Nous inspirons ce qu’ils expirent, et inversement. Cet échange d’oxygène et de dioxyde de carbone forme notre lien avec les végétaux. Avec toutes leurs ramifications, les poumons reflètent la structure d’un arbre – ce n’est pas pour rien que les forêts vierges sont surnommées les poumons de la Terre. Cependant, ils ne fournissent pas seulement de l’oxygène, ils nous offrent aussi un endroit où nous réfugier, des noix et des fruits à manger, des couleurs et des senteurs qui nous apaisent. Nous utilisons leur bois pour construire des maisons et allumer du feu auprès duquel nous réchauffer.
De nombreuses essences possèdent également des vertus thérapeutiques et sont transformées en infusions ou en médicaments homéopathiques. L’écorce de saule contient par exemple de l’acide salicylique, principe actif de l’aspirine, et le ginkgo aide à lutter contre les problèmes de mémoire. En Europe, des collectes d’aiguilles d’if sont organisées (Taxus baccata), car celles-ci contiennent l’un des principaux composants de la chimiothérapie contre certains cancers. Avec tout ce que les arbres ont à offrir, ils sont de plus en plus appréciés (et plantés) pour leur valeur matérielle, tandis que l’ancienne vision animiste du monde – selon laquelle un arbre est une créature animée ayant une valeur symbolique et des propriétés mystiques – passe de plus en plus au second plan.

Les arbres s’entraident
Peut-être serait-il bon de mieux comprendre les arbres. Dans le livre Les huit enseignements majeurs de la nature pour bien vivre dans le monde, le naturaliste Gary Ferguson écrit qu’en grandissant, les arbres tiennent toujours compte de leurs voisins – les branches ne se gênent jamais mutuellement. Ils ne sont pas en concurrence les uns avec les autres, mais ils s’entraident. Chaque arbre “respecte” en quelque sorte la croissance de ses congénères. Nous pourrions en tirer une leçon. Au lieu de s’opposer au changement, les arbres plient pour le contourner ou l’épouser. Et où qu’ils se trouvent dans le monde, les arbres ne vivent jamais uniquement pour eux-mêmes. Ils ont besoin les uns des autres. Lorsqu’un arbre est seul, il meurt beaucoup plus tôt que lorsqu’il est en groupe – lequel lui prodigue ombre et nourriture.
Les arbres forment une sorte de société les uns avec les autres, connectés par le “wood wide web”, allusion au world wide web, notre toile Internet. Grâce à leurs racines et à un réseau souterrain de filaments fongiques (mycélium), les arbres et les plantes peuvent communiquer entre eux sur une distance de cinq cents kilomètres. Ils échangent des nutriments, partagent des informations et s’entraident même en se prévenant d’un danger, par exemple une invasion imminente de pucerons. Certains arbres acidifient volontairement leurs fruits pour chasser les insectes nuisibles. Mais lorsqu’un arbre est malade aussi, il semble émettre des signaux souterrains, et les autres arbres lui envoient alors des substances qui lui confèrent une résistance supplémentaire. Autre point positif : une “maman” arbre peut reconnaître ses jeunes pousses et leur envoyer davantage de carbone pour les aider à croître. Les arbres sont altruistes, ils savent que tout dans la nature forme une unité.

L’intérêt des bains de forêt
Ces connexions sont aussi essentielles au bien-être des arbres qu’à celui des humains. L’ingénieur forestier allemand Peter Wollheben écrit dans La Vie secrète des arbres que les substances sécrétées par les arbres lorsqu’ils communiquent entre eux influencent notre circulation sanguine et notre subconscient. Les personnes qui fréquentent régulièrement les bois ont généralement une tension artérielle plus basse, une plus grande capacité pulmonaire et des vaisseaux sanguins plus élastiques. Une balade en forêt améliore également la capacité de concentration. Ce n’est pas un hasard si la popularité du shinrin yoku – le nom de cette pratique au Japon – explose. Plus vous passez de temps en forêt ou dans un parc, mieux c’est : « L’effet d’une balade de deux heures dans les bois peut durer jusqu’à une semaine. […] Nous croyons que notre tension baisse lorsque nous entrons dans la forêt, mais c’est tout le contraire : elle augmente lorsque nous allons au bureau. La “tension forestière”, si je puis dire, est notre tension naturelle, et pas l’inverse », affirme Peter Wohlleben. Cela expliquerait pourquoi les citadins sont plus stressés que les habitants des zones boisées : les interruptions sont plus longues dans le réseau souterrain des arbres, et nous nous sentons dès lors moins soutenues, ou en tout cas moins capables de nous accorder avec l’énergie de la Terre.

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